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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 22:04

Les actions de protestation organisées à Alès par le CRAC-Europe samedi 11 et dimanche 12 mai ont été un net succès.

 

 

Ales1105 

 

Un nombre important de manifestants

 

On sait qu'à notre époque, il est plus facile de mobiliser sur Internet que dans la rue. Surtout pour des actions "altruistes", la lutte pour le défense des animaux en étant l'illustration typique.

Samedi 11 mai, les manifestants étaient 4000 à 5000 selon les organisateurs, 1 200 selon la police.

Dimanche, les chiffres avaient baissé (2000 personnes selon les organisateurs, 700 selon la police), mais restaient honorables : ceci est toujours le cas pour une action qui dure deux jours.

 

Ces distorsions de chiffres (organisateurs versus police) sont la règle et non l'exception. Le décompte des manifestants donne toujours lieu à ce genre d'écart, en France comme ailleurs.

Ce comptage est en France effectué à l'échelon local par des fonctionnaires du Service départemental de l'information générale, qui dépend de la Direction départementale de la sécurité publique, sous l'autorité du préfet, donc du ministre de l'Intérieur.

A Paris, ce sont des fonctionnaires de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), branche de la Préfecture de Police, qui dépend directement du ministre de l'Intérieur.

Or, une manifestation est le plus souvent destinée à interpeller le gouvernement.

Donc le moins qu'on puisse dire est que, dans cette fonction de comptage, le ministère de l'Intérieur est en proie à un "conflit d'intérêt".

 

Dans le cas présent, même si le sujet n'est pas à proprement parler politique :

- sur les sujets qu'ils jugent collatéraux, les pouvoirs politiques préfèrent en général le statu quo confortable au changement polémique (sauf sur des sujets sociétaux qui recoupent la division droite-gauche, comme le mariage pour tous) ;

- pour des raisons historico-sociologiques, les cercles de décideurs français, donc les gouvernements et les hiérarques des partis, comportent pour l'heure encore plus de militants procorridas que de militants anticorridas ;

- enfin, on connaît l'attachement "personnel" à la corrida d'un certain Manuel Valls, ministre de l'Intérieur.

 

Notons que cette distorsion entre chiffres de la police et chiffres des organisateurs se retrouvait dans les mêmes proportions ce samedi 11 mai, autour de la manifestation d'opposition à l'aéroport Notre-Dame des Landes : 12 000 selon la police, 40 000 selon les manifestants.

Lorsque l'enjeu politique est particulièrement important, le décalage peut même aller de 1 à 6. Ainsi pour se protéger de la droite lors la Manif Pour Tous du 21 avril 2013 (270 000 versus 45 000), ou pour se protéger de la gauche lors de la Marche pour la 6ème République du 5 mai 2013 (180.000 versus 30.000).

 

D'un autre côté, on peut rétorquer que les organisateurs de manifestations peuvent avoir tendance à retenir les estimations les plus hautes.

C'est pourquoi les médias rapportent volontiers "entre [chiffre de la police] et [chiffre des organisateurs] manifestants..."

 

Peut-être à l'avenir cette question du chiffrage sera-t-elle résolue par l'emploi de drones (petits engins volants pilotables à distance) avec GPS et systèmes de capteurs optroniques gyro-stabilisés (ce n'est pas de la science-fiction), employés sous la responsabilité d'une autorité indépendante.

 

Il n'en reste pas moins, dans l'état actuel des possibilités d'évaluation, que la mobilisation d'Alès est un succès.

 

Ales-pique.jpg

 

Une couverture médiatique exceptionnelle

 

L'annonce de la manifestation, les péripéties du recours administratif contre les restrictions imposées par le maire d'Alès, et surtout la manifestation elle-même, ont fait l'objet d'articles et de reportages dans nombre de médias écrits, radiophoniques ou télévisuels, locaux et nationaux : http://www.ales2013.com/-Revue-de-presse-.html

 

Cette couverture médiatique exceptionnelle n'est pas toujours le cas, même en cas de manifestations d'envergure comparable. Des manifestations contre la corrida ont pu dans le passé rassembler autant de participants, comme celle organisée à Nîmes par l'Alliance Anticorrida le 11 septembre 2010, ou celle coordonnée à Paris par le CRAC-Europe le 11 février 2012. Mais, par exemple, cette dernière avait fait l'objet d'un blackout médiatique général.

 

Saluons donc les médias, qui cette fois ont joué leur rôle.

 

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Des bâtons dans les roues

 

Le maire d'Alès avait utilisé son pouvoir de police pour prendre des arrêtés municipaux visant à tenir les manifestations à distance, au prétexte de l'ordre public. Il s'était ainsi conformé au lancinant mot d'ordre de l'Union des Villes Taurines Françaises et de l'Observatoire national des Cultures Taurines, deux associations dédiées au lobbying taurin.

En janvier dernier, le mundillo annonçait que les préfets allaient recevoir des directives du ministère de l'Intérieur pour faire respecter les arrêtés municipaux interdisant de manifester dans le périmètre proche des arènes.

Manuel Valls n'a opposé aucun démenti officiel à cette annonce.

En clair, il s'agissait de mettre à la disposition des maires taurins les forces de police du département.

 

Ainsi, à Alès, la presse locale a fait état de la mobilisation de 500 policiers pour contrôler les manifestations. La police, c'est bien connu, n'a que ça à faire en France. Il est vrai que le préfet du Gard ne doit pas lésiner pour faire plaisir à M Valls, puisque c'est à celui-ci qu'il doit d'être encore en fonction.
Peut-être aussi le ministère de l'Intérieur a-t-il du mal à mesurer la nécessité de présence policière en fonction du risque de débordements.

 

Le CRAC-Europe avait à juste titre déposé un référé-liberté contre les arrêtés du maire d'Alès auprès du Tribunal administratif de Nîmes, lequel a malencontreusement cautionné cette atteinte à la liberté de manifester.

Malgré ces contraintes illégitimes, y a-t-il eu des débordements ?

L'ambiance était souvent virulente, voire par moments électrique, avec quelques jets d'objets sur des gardians malmenant des taureaux camarguais embarqués dans un camion, mais il n'y a pas eu de débordements caractérisés, malgré ce qu'espéraient (et tentaient de provoquer) les aficionados dans la ville.

On peut lire sur le site du CRAC-Europe un compte-rendu des tracasseries administratives, puis des manifestations.

 

S'il y avait eu des incidents réels, nul doute que le mundillo s'en serait emparé. Or, rien.

Sur son blog, le président de l'association intitulée Observatoire National des Cultures Taurines consacre un éditorial à l'événement, sans mentionner le moindre dérapage. Il se contente de réciter son mantra habituel (c'était un "flop") pour rassurer ses zélateurs, allant jusqu'à déformer les chiffres de la police ("900 selon la préfecture", alors que tous les médias précisent "1 200"), tant son mode de communication repose sur le mensonge. 

 

Du côté de la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF), association française de clubs taurins dont l'objet est de défendre les "intérêts des aficionados", l'article dont s'est fendu leur chargé de com' ne fait pas davantage état d'incidents. Au contraire, il rend compte en ces termes des contraintes imposées aux manifestants par le maire et la préfecture : "les manifestants, invisibles et inaudibles pour nous, ont, pour leur part, été heureux de piétiner et hurler stupidement". A lire ce genre de commentaires, de quel côté viennent les "provocations" ?...

 

Pour rester dans le domaine de la "provocation", l'article de la FSTF rappelle que celle-ci a été créée en 1910. Or, à cette époque, la corrida était illégale en France (elle n'accèdera à la légalité, par exception, qu'en 1951). En septembre 1894, une circulaire ministérielle recommandait aux préfets l'interdiction de toute corrida espagnole. En 1895, des matadors espagnols étaient expulsés de France, et en septembre de cette même année, le ministre de l’Intérieur faisait donner la maréchaussée et l’armée à Bayonne, qui ne respectait pas la loi. Le ministre de l'Intérieur qui suivra ne sera pas aussi vigilant, et la fameuse Caroline Rémy, – dite Séverine – disciple de Jules Vallès et collaboratrice au Cri du peuple, martèlera cette sentence toujours d'actualité "la loi pour tous ou pas de loi du tout !". Du côté judiciaire, par des arrêts successifs (16 février 1895, 17 octobre 1895, 4 novembre 1899), la Cour de cassation confirmait l’interdiction d’organiser des corridas. Émile Zola dénonçait en octobre 1899 "la cruauté imbécile" des "spectacles abominables" que sont les courses de taureaux. Lors de son voyage officiel en Espagne en 1913, le président de la République Raymond Poincaré refusa d’assister à une corrida organisée en son honneur.

Ceci pour dire que les taurins sont les plus mal placés pour commenter les actions des anti-taurins du point de vue de la légalité comme de la légitimité.

 

Le chargé de com’ de la FSTF pense devoir préciser que JP Garrigues est "alésien d’origine nancéenne". Alésien allochtone, horresco referens ! Vous tous qui lisez, sachez donc que si vous n’êtes pas nés dans la ville où vous vivez, vous n’avez pas droit de cité. Après tout, le Conseil constitutionnel, au point où il en est, cautionnerait peut-être ce point de vue..

 

Pour information, rappelons que :

- l’enquête IFOP/ La Lettre de l'opinion d’août 2010 montrait que, dans les « régions à tradition taurine », 63% des citoyens souhaitaient l’interdiction de la corrida, contre 37% ne le souhaitant pas.

- l’enquête IPSOS/ Alliance Anticorrida de juillet 2010 montrait que, dans le Gard, 66% des citoyens étaient plutôt défavorables aux corridas, contre 34% plutôt favorables .

- l’enquête CSA/ CRAC-Europe de juillet 2012 montrait qu’à Alès, 55% des citoyens souhaitaient l’interdiction de la corrida, contre 40 % ne le souhaitant pas. 

 

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Le soutien des Verts

 

Soulignons qu'à l'occasion de ces manifestations d'Alès, EELV a confirmé sans ambiguïté son opposition à la corrida.

Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, s'était exprimé quelques jours avant.

Et EELV a diffusé un communiqué ce samedi 11 mai.

 

Cette prise de position bienvenue de la part de ce parti confirme, s’il en était besoin, l’ineptie des arguments "écologiques" des taurins (sauvegarde de la race des taureaux braves ou préservation des zones humides d’élevage).

 

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En conclusion, même si Max Roustan, le maire d'Alès, a pris des mesurettes intéressantes (arrêt des subventions, remplacement des corridas à cheval par des novilladas, suppression de la gratuité pour les enfants), il doit trouver le courage de faire de la féria d'Alès une fête sans massacre de bovins. Dans la France actuelle, maints exemples montrent que tenter de ménager la chèvre et le chou est un mauvais calcul politique.

 

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Pour plus de vidéos sur les manifestations :

- sur Youtube

- sur Dailymotion.

 

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Dimanche 7 avril 2013 7 07 /04 /Avr /2013 22:41

 

Une initiative originale de l’Alliance Anticorrida


ministère logoL’Alliance Anticorrida a demandé au Ministère de la Culture, dossier à l’appui, d’inscrire la lutte contre la corrida à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel.

Il s’agit de faire pendant à la scandaleuse inscription de la corrida, qui avait été annoncée il y a deux ans.

Un appel publié dans Le Monde du 27 mars a accompagné le mémoire.

Une pétition est lancée sur le site mesopinions.com pour soutenir cette initiative provocatrice.

 


Une manifestation annoncée par le CRAC Europe


alesLe CRAC Europe vise à réunir plusieurs milliers de manifestants à Alès les 11 et 12 mai prochain pour dire "stop" aux corridas.

En effet, dans le cadre de la feria de l’Ascension, s’y dérouleront deux corridas (11 et 12 mai en fin d'après-midi) et une novillada (12 mai en matinée).

Une campagne d’affichage annonce sur place la manifestation.

 

 

Une protestation de la FLAC

 

tf1La FLAC dénonce avec raison un reportage sur l’école taurine de Béziers dans le 13 h de TF1 le 31 mars. Reportage partisan, typiquement édulcoré, qui « oublie » comme toujours de montrer l’entraînement in vivo aux banderilles et à l’épée (on peut le visionner entre 23:45 et 29:05 sur la vidéo du JT mise en ligne).

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Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 23:48

Reportage France 3 Bretagne – mai 2012

 


Le taureau baptisé Fadjen atteint ses 3 ans en ce début de février 2013 !

Il devient un novillo utrero. Il a maintenant l’âge, selon les règles tauromachiques, d’être utilisé dans une novillada avec picadors. C’est dans un an, à 4 ans, qu’il sera apte selon ces mêmes règles à être utilisé dans une corrida.

 


Christophe Thomas est un routier breton, qui demeure à la campagne. Enfant, lorsqu’il a compris ce qu’est une corrida, il s’était dit qu’il sauverait un taureau.

En 2010, il a décidé d’acquérir et d’élever un taureau de la race brave, dit taureau "de combat". En l’occurrence de l’encaste Domecq. Il l’a eu à 5 semaines, et l’a d’abord nourri au biberon.

Fadjen a d’abord grandi en compagnie d’un cheval, d’un bouc et de chèvres, puis a été rejoint en 2011 par une vache de la même race, un peu plus jeune que lui.

 

Christophe et Fadjen se sont petit à petit fait connaître des opposants à la corrida, ainsi que plus généralement des défenseurs des animaux. Ceci en France, mais également à l’étranger, en particulier dans les pays taurins. Cette expérience a été diffusée grâce au web, à Youtube, à Facebook, grâce aussi à des articles de presse, des interviews radio ou des reportages télé.

Au mois de juin 2011, Christophe a organisé un circuit en Bretagne, afin de montrer son jeune compagnon au public, notamment aux enfants.

 

La démarche est très intéressante.

 

D’abord parce qu’il s’agit de démontrer par l’exemple que le taureau de race brave, quelles que soient les sélections dont il a fait l’objet pour le rendre offensif, n’est pas "par nature" le fauve que les aficionados se plaisent à décrire. Comme tout animal domestique, son comportement va dépendre en grande partie des conditions dans lesquelles il est élevé et de ses interactions avec l’homme. Christophe a voulu pousser le contre-exemple jusqu’à faire de son taureau un animal très familier : on sera frappé de voir sur ses nombreuses vidéos Fadjen se comporter comme un jeune chien, attaché à son maître, affectueux et joueur ! Christophe s’est donc livré à une sorte d’expérience éthologique, mais avec beaucoup de réflexion et de prudence, en se renseignant au mieux sur la physiologie et le comportement du taureau brave.

 

Ensuite parce qu’il s'agit d'une voie d’approche qu’on pourrait dire "positive" pour contester la corrida. Habituellement, cette contestation est amenée, par la force des choses, à prendre la forme d’un combat direct contre la corrida, de protestations énergiques, de demandes d’interdiction, de propos souvent virulents contre les professionnels ou les amateurs de tauromachie.

Ici il s’agit de sensibiliser le public et les médias à ce que peut être un taureau domestique dit de combat, quand il a élevé au contact de l’homme, et au scandale que constituent donc les spectacles taurins sanglants.

 

Bien entendu, cette expérience a suscité quelques questionnements.

Certains ont craint qu’avec l’âge, Fadjen ait des réactions incontrôlables à l’occasion de circonstances imprévues. Mais son patron gère manifestement bien les choses. L’année qui vient demandera encore de l’attention, des comportements de jeu sexuel ou de combat apparaissant à cette période chez les taureaux vivant en groupe (d’autant que la compagne de Fadjen a atteint l’âge d’avoir des chaleurs).

Certains ont estimé que son mode de vie n’était pas en tout point conforme au bien-être taurin : il a été sevré précocément de sa mère, il n’est pas entouré de congénères, alors qu’il est un animal social, il est à l’occasion transporté en camionnette et promené en ville… Ce sont sans doute, pour les premiers points, des inconvénients réels, mais qu’il fallait assumer pour mener à bien ce projet.

 

Dans le monde tauromachique, le cas Fadjen, qui met à mal la mythologie du taureau de combat, a suscité des commentaires venimeux. On y retrouve trois sortes de proclamations, d’ailleurs contradictoires :

- ce n’est pas un toro de race brave, on n’a accès à aucune preuve de son origine,

- c’est un toro manso*, il est dénué de combativité,

- tôt ou tard, sa nature va reprendre le dessus et il va y avoir un accident dramatique.

 

Pourtant, dans les élevages espagnols, il y a d’autres exemples de taureaux braves apprivoisés :

- jeunes, par exemple ici : , ici : , ou là :

 

- ou plus âgés, par exemple ici :    ou là :

 

 

Bon anniversaire Fadjen !

 


* manso : domestiqué, docile, placide, opposé à bravo, indompté, agressif, offensif. Employé dans le langage taurin au sens de lâche, couard. Au  temps où les aficionados assumaient leurs pulsions sadiques, les toros mansos étaient punis dans l’arène par les "banderilles de feu", comme dans la scène décrite p 312 du roman de 1908 Arènes Sanglantes.


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Les sites web :

http://www.sauvons-un-taureau-de-corrida.com/

http://assofadjen.over-blog.com/articles-blog.html

Le site Facebook :

https://www.facebook.com/pages/Fadjen-Taureau-anti-corrida/124197777650316

Les vidéos sur Youtube :

https://www.youtube.com/playlist?list=PL10EFC9589B843066

Les vidéos sur Facebook :

https://www.facebook.com/pages/Toutes-les-vidéos-de-Fadjen/397118553687884

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Vendredi 12 octobre 2012 5 12 /10 /Oct /2012 23:43

Allez savoir pourquoi, un certain nombre de citoyens ont envie de faire part de leur réprobation, suite à la décision du Conseil Constitutionnel sur l’alinéa 7 de l’art 521-1 du Code Pénal.

Il est vrai que la composition et la compétence du Conseil Constitutionnel font l’objet de quelques questions.

 

Ainsi, des rassemblements de protestation sont organisés le samedi 20 octobre à 14h :

 

- À Paris, où siège le Conseil Constitutionnel. Avec le soutien du CRAC Europe et d’autres associations.

Paris, Place du Palais-Royal (Métro Palais-Royal - Musée du Louvre) :

http://www.anticorrida.com/QPC-le-combat-continue.html

https://www.facebook.com/events/351213718303223


manif-corrida-Paris-10-12-copie-1.jpg

 

- À Nîmes, première place taurine de France. À l'initiative de l'Alliance Anticorrida, avec le soutien d’autres associations.

Nîmes, Avenue Feuchères (face à la gare) :

http://www.allianceanticorrida.fr/actions.html

https://www.facebook.com/events/116033288547958


 

manif corrida nïmes 10-12 


- Et à Toulouse, préfecture d’une des 4 régions taurines de France :

Toulouse, place du Capitole :

https://www.facebook.com/events/361939693888283


manif-corrida-Toulouse-10-12.jpg

 

La FLAC soutient toutes ces manifestations, ainsi que la Fondation 30 MA, la FBB ou la SPA.

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Mercredi 10 octobre 2012 3 10 /10 /Oct /2012 15:20

 

 

 

Le film espagnol proposé cette année aux Oscars d'Hollywood est une oeuvre qui célèbre la corrida, et durant son tournage, sauf preuve du contraire, des taureaux ont été blessés puis tués.

Nous invitons à signer une pétition, demandant au comité qui va nominer les meilleures oeuvres cinématographiques étrangères de ne pas retenir ce film.

  

 

Le long métrage « Blancanieves » (Blanche Neige) est une libre adaptation du conte des frères Grimm dans l’Espagne des années 20. Ce film muet en noir et blanc a été choisi pour représenter l’Espagne, à Hollywood, pour l’Oscar (Academy Awards) du meilleur film étranger sorti en 2012. La nomination des 5 finalistes retenus sera dévoilée le 10 janvier 2013, et l'attribution du trophée aura lieu le 24 février.

 

Après tout, on peut comprendre que le succès de « The Artist » inspire le monde du cinéma ibérique, et on pourrait être intéressé par un « Blanche Neige » plus proche de Tod Browning que de Walt Disney.

 

Le problème est que ce film est un hommage à la corrida, sur un mode d’autant plus efficace qu’il est décalé. Il s’ouvre par une scène dans les arènes, où le père de Blanche Neige/Carmen, matador héroïque, est spectaculairement malmené par un taureau au moment de l’estocade, et en restera paralysé. Ceci ne l’empêchera pas d’éveiller sa fille aux rudiments de la corrida. Blanche Neige fuira sa dangereuse marâtre pour se retrouver avec sept nains… toreros itinérants. Elle deviendra elle-même une torera, et, lors de son alternative, le taureau sera grâcié. La boucle est bouclée : le taureau a estropié son père, mais la fille grâcie le taureau. La bête est une créature brute, l’homme est une créature spirituelle.

 

Et la réalité du tournage fait encore plus polémique. La production reconnaît avoir utilisé 9 taureaux, mais qui n’auraient pas été maltraités. Cependant, les associations de défense animale regroupées dans la Plateforme « La torture n’est pas une culture » ont assez d’arguments pour dire que durant le tournage des scènes taurines, dans les arènes d’Aranjuez, en juin 2001, fermées pour l’occasion au public, les taureaux auraient subi la pique et les banderilles, puis auraient été achevés dans l’ombre du toril. Une plainte a été portée devant la juridiction administrative de Madrid, notamment au titre de la loi 1/1990, qui réprime en tant qu’infractions très graves le tournage de scènes avec des animaux comportant cruauté, mauvais traitement ou souffrance, et de la loi 32/2007, qui réprime en tant qu’infractions très graves l’utilisation d’animaux entraînant la mort pour des tournages cinématographiques.

 

Des arguments plus détaillés nous sont fournis (en espagnol) sur son site, par notre confrère vétérinaire José Enrique Zaldívar.

Ainsi, le 2 octobre il interpelle Pablo Berger, le réalisateur du film : « Où sont les neuf taureaux, Monsieur Berger ? »

Et il se livre le 4 octobre à l’analyse d’images du film : « Interprétons quelques images du film Blancanieves » 

 

Les associations espagnoles multiplient protestations et rassemblements. On peut consulter en fin du 1er article de JE Zaldivar l’abondante revue de presse qui rend compte de ces protestations.

 

Le palmarès des Oscars étant un enjeu international, et le 7ème Art étant avant tout destiné au grand public, nous devons réagir dans tous les pays.

 

Les pétitions et les sites Facebook ad hoc fleurissent.

Nous vous proposons cette pétition mise en ligne par le CAS, organisation internationale d'opposition à la corrida, à destination des membres du comité chargé de la nomination des 5 films étrangers éligibles pour le trophée :

http://www.change.org/petitions/the-academy-of-motion-picture-arts-and-sciences-stop-oscar-nomination-of-spanish-bullfighting-movie 

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