Une nouvelle raison d'exiger le retrait de la corrida du PCI français : un conflit d'intérêt majeur !

Publié le par Vétérinaires Anti Corrida

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  Philippe Bélaval, DGP (©Didier Plowy/MCC).

Nous allons opérer un parallèle.
Le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé comprend une Direction Générale de la Santé, qui elle même comprend une Sous-direction politique des pratiques et des produits de santé, laquelle contribue entre autres aux politiques concernant les médicaments.

Supposons qu'un rapport particulièrement favorable sur les conditions d'utilisation d'un médicament, disons le Sévicex®, soit rendu sous l'égide de cette Direction. Et supposons que le Directeur Général de la Santé ait récemment été membre du comité exécutif, et reste actionnaire, du groupe pharmaceutique, disons le groupe Mundillo, qui commercialise ce médicament. Nous aurions affaire à ce qu'on appelle un "conflit d'intérêt" particulièrement spectaculaire. Surtout si ce Directeur avait été nommé juste après que le groupe pharmaceutique Mundillo ait promis qu'on parlerait du Sévicex® dans l'année qui vient.

Le Ministère de la Culture et de la Communication comprend une Direction Générale des Patrimoines, qui elle-même comprend un Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, lequel coordonne entre autres la mise en œuvre de la convention de l'Unesco pour la sauvegarde du patrimoine immatériel.
 
Supposons qu'une décision favorable à l'inscription de la corrida au patrimoine immatériel français soit rendue sous l'égide de cette Direction. Et supposons que le Directeur Général des Patrimoines soit membre fondateur et ait récemment été membre du Conseil d'administration d'une association taurine, disons l'ONCT, qui se proclame à l'origine de cette inscription. Nous aurions affaire à ce qu'on appelle un "conflit d'intérêt" particulièrement spectaculaire. Surtout si ce Directeur avait été nommé juste après que l'association en question ait annoncé une campagne pour cette inscription.
 
Le Directeur en question s'appelle Philippe Bélaval. Nous ne sommes pas dans la fiction, mais dans la réalité de notre République trop souvent ubuesque. Pour en savoir plus, cliquez sur « Qui est Philippe Bélaval ? ».
 
Le 6 mai, Jean-François Courreau et Nathalie Milhas, au nom du Collectif, adressaient une lettre ouverte à M Philippe Bélaval (chef de la Direction Générale des Patrimoines), à M Pascal Liévaux (chef du Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique), à M Christian Hottin (adjoint au chef du Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique), avec copie à M Frédéric Mitterand, M François Fillon et M Nicolas Sarkozy.
 
Dans l'annexe qui accompagnait ce courrier, ils constataient :
« Ainsi, de deux choses l'une :
- soit la commission et les instances qui ont entériné ce choix de l'inscription au PCI étaient complices ;
- soit la commission et les instances qui ont entériné ce choix ont été dupées.
Dans les deux cas de figures, une seule décision s'impose : retirer purement et simplement la corrida de l'inventaire du patrimoine immatériel français.
»
 
Nous savons à présent que c'est la première hypothèse qui est la bonne.
La conclusion, quant à elle, reste plus que jamais de mise.
 
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B
bonjour,

je suis deleguée du Crac et responsable des contacts avec l'Espagne et l'Am. latine. J'ai trouvé une video (en anglais) qui peut peut-être vous intéresser:
http://www.negotiationisover.net/2011/12/09/spanish-veterinarian-on-bullfighting/

merci
et bravo pour l'initiative de fonder ce collectif!
cordialement
beatriz
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G

Merci beaucoup pour cette information essentielle à la compréhension des rouages qui ont permis cette inscription inique de la torture à notre culture sous le subterfuge d'immatérialité.
à noter la création d'un institut international du droit taurin...
http://www.midilibre.fr/2011/06/10/un-institut-international-du-droit-taurin-cree-a-nimes,333677.php


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