Mercredi 10 novembre 2010
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Les corridas, si elles sont tolérées dans 11 départements du sud de la France, sont sanctionnées sur les neuf-dixièmes du
territoire par le Code pénal, en tant que "sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux". C'est dire si ce qu'on appelle les "corridas de bienfaisance" relève de
l'oxymore, cette figure de style qui consiste à placer l'un à côté de l'autre deux mots contradictoires. C'est en tout cas ainsi que le ressentent les trois-quarts des Français défavorables
à la corrida, et à fortiori les deux-tiers des Français partisans de son interdiction pure et simple sur l'ensemble du territoire français.
Pourtant, avec 15 à 20% de spectateurs de moins en France en 2009, le petit monde de la corrida compte plus que jamais sur
le principe de la corrida de bienfaisance pour redorer son blason.
Deux exemples récents l'illustrent.
Celui de l'association taurine "Toros Y Caridad", qui a organisé fin octobre le festival de Rodilhan, près de Nîmes, et
après avoir essuyé le refus de la direction nationale de l'ONG à qui elle avait prévu de faire la charité, s'est retournée précipitamment vers deux autres ONG moins regardantes.
Et celui des arènes de Nîmes, qui avaient lancé en grandes pompes en début d'année, suite au
séisme en Haïti, l'opération médiatique "Un million pour Haïti", et dont les 200 000 € finalement récoltés ont été remis en septembre à une ONG, par un matador, dans
la piste même des arènes de Nîmes.
Pour plus de détails, voir l'article mis en ligne sur Le Post par JP Richier.
Par Vétérinaires Anti Corrida
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