Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 23:39

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Les corridas, si elles sont tolérées dans 11 départements du sud de la France, sont sanctionnées sur les neuf-dixièmes du territoire par le Code pénal, en tant que "sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux". C'est dire si ce qu'on appelle les "corridas de bienfaisance" relève de l'oxymore, cette figure de style qui consiste à placer l'un à côté de l'autre deux mots contradictoires. C'est en tout cas ainsi que le ressentent les trois-quarts des Français  défavorables à la corrida, et à fortiori les deux-tiers des Français partisans de son interdiction pure et simple sur l'ensemble du territoire français.
 
Pourtant, avec 15 à 20% de spectateurs de moins en France en 2009, le petit monde de la corrida compte plus que jamais sur le principe de la corrida de bienfaisance pour redorer son blason.
 
Deux exemples récents l'illustrent.
Celui de l'association taurine "Toros Y Caridad", qui a organisé fin octobre le festival de Rodilhan, près de Nîmes, et après avoir essuyé le refus de la direction nationale de l'ONG à qui elle avait prévu de faire la charité, s'est retournée précipitamment vers deux autres ONG moins regardantes.
Et celui des arènes de Nîmes, qui avaient lancé en grandes pompes en début d'année, suite au séisme en Haïti, l'opération médiatique "Un million pour Haïti", et dont les 200 000 € finalement récoltés ont été remis en septembre à une ONG, par un matador, dans la piste même des arènes de Nîmes.
 
Pour plus de détails, voir l'article mis en ligne sur Le Post par JP Richier.
Par Vétérinaires Anti Corrida
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Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 16:37

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Nous vous avons déjà présenté André Viard, le Président du lobby tauromachique français intitulé Observatoire National des Cultures Taurines.

L'extrait mentionné ci-dessous provient de son « éditorial » en date du 22 octobre, sur son blog Terres Taurines.

  

« Plus important que nos retraites semble être dans certains secteurs de la société le nécessaire "bien-être animal" sur lequel ont planché de nombreux chercheurs à l'occasion des "sommets de l'élevage".

Sont concernés par ce questionnement toutes les filières d'élevage de la race bovine, et donc bien sûr les toros de combat pour lesquels toutefois aucune conclusion particulière n'a encore été présentée. Au programme de l'étude réalisée dans le cadre du programme européen Welfare quality, un volumineux dossier a été présenté par l'INRA auquel a été demandé une expertise scientifique sur la douleur animale tendant à définir la douleur, l'évaluer et la soulager faute de pouvoir la supprimer. Dossier qui sera remis au Ministre de l'Agriculture afin que celui-ci puisse éventuellement légiférer.

Autrement dit, le monde taurin n'est pas à l'abri d'une nouvelle dérive animalitaire impulsée par les vétérinaires spécialistes des petits animaux, ainsi que bien sûr de diverses associations
[...]

 

Il n'en demeure pas moins que le débat n'est pas clos et qu'il ressurgira sous peu, imposant au monde taurin, et en particulier à ses vétérinaires, de préparer des arguments susceptibles d'être entendus dans un contexte pas forcément favorable, voire carrément hostile.

Faut-il participer à ces travaux sur l'évaluation de la douleur si ceux du professeur Illera del Portal ne sont pas pris en compte ? »
 

 

 

Dès qu'il sort de son seul et unique domaine de compétence, à savoir la corrida, M Viard confond un peu tout.

S'il a été récemment question, au dix-neuvième Sommet de l'élevage (un salon des éleveurs qui a lieu tous les ans à Clermont-Ferrand), du projet Welfare Quality et du rapport de l'INRA, ce sont deux choses distinctes.


Le projet Welfare Quality est un programme de recherche mis en place par la Commission Européenne de 2004 à 2005, visant à développer des stratégies d'évaluation et d'amélioration du « bien-être » des animaux d'élevage. Ses conclusions ont été rendues en octobre 2009 lors d'un colloque organisé à Uppsala en Suède.


Le rapport de l'INRA sur la douleur chez les animaux d'élevage a été commandé en 2008 par le Ministère de l'Agriculture suite aux Rencontres Animal & Société. En fait, des recherches sur ce thème avaient commencé dès 1999, avec le programme AGRIBEA par un groupe de chercheurs de l’INRA. Ce rapport a été rendu public en décembre 2009 lors d'un colloque organisé à Paris au siège de l'OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale). Signalons que de son côté, l'OIE a publié cette même année 2009 l'ouvrage Évaluation scientifique et gestion de la douleur animale.
Ce n'est en tout cas pas un « dossier qui sera remis au Ministre de l'Agriculture afin que celui-ci puisse éventuellement légiférer », puisqu'il est entre les mains de celui-ci depuis 10 mois. Et rappelons en passant à M Viard qu'un Ministre n'a pas vocation à « légiférer ».

 

Bien entendu, il en est de ces projets et de ces rapports, si savants et soigneux soient-ils, comme de tous les rapports : il y a loin de la théorie à l'application concrète. Mais ceci est une autre question.

 

Toujours est-il que le président de l'ONCT semble avoir peur des avis scientifiques, on se demande pourquoi...

 

Il est vrai que sa référence est le Pr Juan Carlos Illera del Portal, professeur de physiologie à la faculté vétérinaire de l'Université Complutense de Madrid.

Pour rappel, celui-ci avait voici quelques années supervisé une étude visant à montrer que l'augmentation importante du taux de β-endorphine chez le taureau durant la corrida le préservait de la douleur.

Or, chez un animal pouvant évaluer sa propre douleur, à savoir l'Homo sapiens, on a étudié les relations entre le taux de  β-endorphine plasmatique et l'évaluation de la douleur, dans des circonstances comme l'accouchement, les syndromes coronariens, les traumatismes et les périodes post-opératoires. Résultat ? Le plus souvent, il n'existe aucune corrélation, parfois il existe une corrélation positive (c'est-à-dire plus le taux est élevé, plus on a mal), et seules de très rares études rapportent une corrélation négative. La conclusion générale est donc que le taux de  β-endorphine n'est le marqueur d'aucune donnée clinique particulière, et qu'il est absurde d'en faire le marqueur d'une diminution de la douleur éprouvée.


En d'autres termes, l'étude de Juan Carlos Illera del Portal est à la science ce que Mon curé chez les nudistes est au cinéma (ou ce que Philosophie de la corrida de Francis Wolff est à la philosophie).

D'ailleurs, si ses résultats ont été exposés dès 2005, et bien que le petit monde de la corrida en fasse grand cas depuis l'interview de l'auteur dans une revue taurine en février 2007, à ce jour aucune revue à comité de lecture n'a accepté de la publier...

La seule trace qu'on puisse en trouver est un articulet en 2007 sur... la revue vétérinaire de l'Université Complutense.

On n'est jamais si bien servi que par soi-même.

Par Vétérinaires Anti Corrida
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 23:51

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Il est toujours instructif de lire la prose des défenseurs de la corrida.
 
En Espagne, la suppression de la corrida en Catalogne votée fin juillet a donné lieu de la part des taurins à divers pétards mouillés cacophoniques, cependant que les antitaurins envisagent de porter le débat dans l'espace politique d'autres communautés par le même moyen qu'en Catalogne.
 
En France, une proposition de loi collaborative contre la corrida a été enregistrée à l'Assemblée en juillet ; notre collectif de vétérinaires a été rendu public en juin ; les sondages montrent une nette majorité de Français en faveur de l'interdiction de la corrida ; les associations anticorrida ont comme les années précédentes organisé un certain nombre d'actions cet été (la prochaine étant une manifestation unitaire prévue à Nîmes le 11 septembre prochain) ; et les médias écrits, radiophoniques et télévisuels, stimulés par l'événement catalan, donnent encore plus d'écho aux polémiques autour de la corrida.

Du coup, il y a dans le mundillo français, le petit monde de la corrida, comme une atmosphère de débâcle, où chacun s'angoisse et accuse les autres de ne pas faire ce qu'il faudrait. Pourtant, le combat des opposants à la corrida est loin d'être gagné, car le noyautage taurin des milieux politiques, médiatiques ou judiciaires français, même s'il est en déclin constant, sévit encore. Mais on peut à cette occasion confirmer la fragilité de l'univers taurin français.
 
Lisons à cet égard la prose d'André Viard.
Pour ceux qui ne le savent pas, André Viard est le président de l'Observatoire National des Cultures Taurines (ONCT). L'ONCT est le lobby de la tauromachie en France, sous forme d'une association 1901 créée en grandes pompes en mars 2008,  dont l'objet est  « d'étudier, de défendre, et de promouvoir la culture taurine sous toutes ses formes »
Dans un éditorial paru sur son blog le 6 septembre, les considérations du président de l'ONCT reflètent l'atmosphère de déroute du mundillo. Nous le reproduisons ici in extenso (fautes de français incluses, qu'on ne nous en veuille pas).
 
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VIVEMENT LE FOND


Dans pas longtemps, au rythme où vont les choses, le monde taurin, que ce soit en France ou en Espagne aura touché le fond, par manque de concertation ou par excès d'individualisme, associés souvent à une absence totale d'esprit d'analyse.

En Espagne, c'est à une véritable cacophonie à laquelle on est en train d'assister, ce qui est normal dans la mesure où ne s'étant jamais préoccupé de défendre la Fieta contre une menace qu'il n'imaginait même pas, le secteur taurin - professionnels et aficionados confondus - n'a jamais anticipé sur la situation actuelle.

Il en résulte un feu d'artifice d'actions individuelles pour la plupart inutiles et une absence totale de concertation qui ne laisse pas augurer d'un plan de reconquête immédiatement applicable. De partout, parviennent des lamentations, mais nulle part n'émerge la moindre solution à ce désordre ambiant qui amplifie l'impact du vote catalan et explique que de nouvelles ILP vont être déposées dans diverses comunidades.

En France, allez savoir pourquoi, une frénésie de manifestation - alors que les aficionados français n'ont jamais manifesté, hormis le jour du lancement de l'Observatoire - semble s'être emparée de divers groupes, qui, sans bien analyser les conséquences de leur action, se sont lancés dans des initiatives peu opportunes.

À Nîmes, un collectif de réflexion appelle à venir porter une fleur sur la statue de Nimeño le jour même où à Arles est prévu un grand rassemblement, jour où à Nîmes les antis se mobilisent également. Pourquoi faire petit quand on peut faire grand ? C'est ce que le collectif de réflexion aurait du se demander avant d'être pris à son propre jeu par les antis qui le défient par voie de presse (et Midi Libre en remet une couche), sachant, ce que nous savons aussi, que ces deux manifestations seront aussi malingres l'une que l'autre en termes d'audience, tandis qu'à Arles nous serons des milliers.

À Dax, l'idée d'un rassemblement semblable a été abandonnée, suite à l'initiative quelque peu irresponsable de quelques facebookers qui ont pris sur eux, alors qu'on le leur avait déconseillé, de convoquer une manifestation devant les arènes, laquelle est bien sûr impossible puisqu'elle tomberait sous le coup de l'arrêté l'interdisant. Les jeunes facebookers ont eu leur heure de gloire grâce à une dépêche de l'AFP... et ? Rien. Deuxième bavure, et quelques brasses (coulées) de plus vers le fond.

Le côté positif de ces initiatives est qu'elles démontrent la prise de conscience de l'aficion - à Nîmes c'était déjà le cas au sein d'autres collectifs, et sur Facebook voir des milliers de jeunes prêts à se battre est un fait important - mais aussi son indiscipline chronique. Personne ne dit bien sûr qu'elle doir marcher au pas - Dieu nous en préserve - mais un peu de concertation avec l'Observatoire - par exemple - qui tente de canaliser toutes les forces vives et met en place des stratégies, vaudrait mieux que se tirer par maladresse une balle dans la jambe. Enfin, tant qu'on en a deux, le mal est réparable... et sera réparé.

Ce qu'il y a de positif aussi, quand on touche le fond, ce qui est un peu le cas, c'est qu'il suffit d'un coup de talon sur le plancher de la piscine pour remonter à la surface. L'appel est donc lancé à tous ceux qui auraient encore de mauvaises idées, pour qu'ils les mettent en pratique au plus vite, qu'on soit ridicules un bon coup tous ensemble et qu'on n'en parle plus, afin que ce volontarisme ô combien sympathique mais tout aussi dangereux ne se mette plus en travers des véritables actions qu'il faut entreprendre et de la véritable image qu'il faut donner, laquelle s'accomode mal de cette impression de pétaudière que "nous" (formule de politesse), sommes en train de donner.

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Par Vétérinaires Anti Corrida
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 23:13
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L'année 2010 est à n'en pas douter une annus horribilis pour le mundillo, le petit monde de la corrida !
 
Après le dépôt de la proposition de loi collaborative pour l'interdiction de la corrida, après la constitution de notre collectif de vétérinaires pour l'abolition de la corrida, après le vote pour la suppression de la corrida en Catalogne, un sondage annonce une proportion croissante de Français en faveur de l'interdiction des corridas.
En 3 ans, cette proportion est en effet passée de la moitié aux deux-tiers.
 
L'IFOP vient de publier ce 5 août une enquête d'opinion sur l'interdiction des corridas pour La Lettre de l'opinion (magazine numérique qui publie des sondages).
 
66% des Français sont favorables à une interdiction des corridas, contre 34% qui restent opposés.
 
Pour rappel, l'enquête d'opinion du Midi Libre en date d'octobre 2007 donnait les chiffres respectifs de 50% et 48% (et 2% ne se prononçaient pas).
Soulignons qu'être opposé à la corrida ne signifie pas nécessairement être favorable à l'interdiction, puisque selon un sondage SPA/LH2 de la même époque (oct 2007), 72,2% des personnes interrogées se déclaraient "contre" la corrida, et 18,2% "en faveur" (avec  9,5% de sans opinion).
 

Élément remarquable, ce souhait d'interdiction se retrouve (comme en 2007) presque autant dans les régions taurines que dans les régions non taurines (respectivement 63% vs  37% et 67% vs 33%).

 
On sait que le mundillo prétend mépriser la "poignée d'extrémistes" qui veut interdire la corrida.
Les extrémistes comptent bientôt 300 vétérinaires.
Et une poignée de plus de 33 millions d'électeurs, ça va peut-être commencer à faire réfléchir les hommes politiques....
Par Vétérinaires Anti Corrida - Publié dans : Événements
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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 02:05

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En cette matinée du 28 juillet 2010, le Parlement catalan a voté, par 68 voix contre 55 (et 9 abstentions), l'abrogation de l'article 6 de la loi de protection  animale qui tolérait les corridas. Celles-ci vont donc s'effacer complètement du paysage catalan début 2012, au terme d'un moratoire technique destiné à la reconversion de la filière taurine, laquelle à présent va pouvoir mobiliser toute son énergie à revendiquer des indemnisations.
 
La Monumental, les arènes de Barcelone, avec 20 000 places, sont les deuxièmes arènes d'Espagne après Las Ventas de Madrid. Elles n'accueilleront plus que des spectacles culturels dignes de ce nom. La Catalogne, déjà destination touristique espagnole majeure, va développer par cette décision son attrait vis à vis de la plupart des pays étrangers, et nul doute que son économie y trouvera en définitive son compte.
 
Rappelons que l'Espagne est constituée de 17 régions administratives dites "communautés autonomes", qui disposent donc d'une certaine autonomie. Avec 7,5 millions d'habitants, la Catalogne est la deuxième en termes démographiques.

En Catalogne, une procédure législative, l'Initiative Législative Populaire (ILP), permet de mettre des questions à l'ordre du jour du Parlement, dès lors que sont recueillies les signatures validées d'au moins 50 000 signatures de citoyens. Ainsi, le collectif PROU ("Assez") avait lancé fin 2008 une pétition pour la suppression de la dérogation à la loi de protection animale qui, comme en France, permet les corridas. Cette ILP avait recueilli plus de 180 000 signatures courant 2009, et permis le 18 décembre 2009 l'approbation par le Parlement catalan du principe d'un vote.

Le mouvement anti-taurin avait déjà fait du chemin en Catalogne. L'accès des arènes y est interdit au moins de 14 ans depuis 2003, et quelque 70 villes s'y sont déjà déclarées anti-corrida (dont Barcelone depuis 2004).

Avec le vote historique de ce jour, la Catalogne devient la deuxième région d'Espagne à interdire la tauromachie, après l'archipel des Canaries qui l'a fait en 1991.
  
Aux Canaries, cette spécificité insulaire avait peu fait parler d'elle (quoique les Canaries comptent 2 millions d'habitants). Le vote catalan, lui, fait grand bruit, eu égard au poids démographique, économique, culturel et touristique de la Catalogne. Eu égard aussi à son contexte politique, à savoir les revendications indépendantistes.
Mais si certains tentent déjà de réduire les résultats de ce vote à un règlement de compte politique, le collectif PROU a au contraire toujours clairement insisté sur le fait que les positions devaient se déterminer en dehors de toute considération politique. Et, quand bien même des considérations politiques seraient pour partie intervenues, il n'est évidemment pas anodin que les partisans de l'identité catalane jettent l'opprobre sur la corrida plutôt que sur le gaspacho ou le flamenco. Enfin, les partisans de la corrida devraient se souvenir qu'en France, c'est par opposition identitaire au pouvoir central que certaines zones du sud de la France ont à l'inverse défendu la pratique (illégale jusqu'en 1951) de la corrida.

Le seul parti de Catalogne qui se soit positionné sans ambiguité en faveur de la corrida est le Partido Popular, le parti de droite. Dans d'autres communautés où il est majoritaire, comme celles de Madrid, de Valence et de Murcie, ce parti a mis en place début mars 2010 une procédure de déclaration de la corrida comme "bien d'intérêt culturel" (BIC) pour tenter de la protéger d'initiatives similaires.

Il n'empêche qu'à Madrid, une manifestation a réuni des milliers de personnes (20 000 selon les organisateurs) le 28 mai dernier, et plus de 50 000 signatures y sont d'ores et déjà rassemblées en vue d'une ILP.
Et il n'empêche que la corrida est en perte de vitesse dans toute la péninsule ibérique comme en France : le nombre de corridas va décroissant, cependant que les sondages attestent d'une perte d'intérêt, notamment chez les plus jeunes.

En réaction à ce vote, les taurins crient bien entendu à l'atteinte à la liberté. André Viard, le président du lobby taurin français, l'"Observatoire des Cultures Taurines", pressentant la défaite, invoquait déjà sur son blog voici quelques jours comme à son habitude le "terrorisme" et le "fanatisme" des opposants à la corrida.
Nous nous contenterons de rappeler que la loi française situe la corrida, fût-ce sur le mode dérogatoire, parmi les "sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux". On voit bien de quel genre de liberté les passionnés de la corrida se revendiquent. Et leur façon stéréotypée de traiter leurs contradicteurs de terroristes et de fanatiques est d'autant plus inquiétante.

Ce vote en tout cas constitue un signal aux hommes politiques espagnols, mais aussi français, et doit inciter ces derniers à prendre en compte la proposition de loi déposée le 13 juillet dernier par deux députées françaises de la majorité et de l'opposition, Muriel Marland-Militello et Geneviève Gaillard, et déjà co-signée par 58 députés. 

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Par Vétérinaires Anti Corrida - Publié dans : Événements
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